lundi 15 juillet 2013

À la découverte de Dior

Je suis présentement en train de lire le dernier livre d'Isabelle Laflèche, c'est-à-dire J'adore Paris, dans lequel on y raconte l'histoire d'une avocate débutant une carrière chez Dior. Évidemment, Catherine, le personnage tenant le rôle principal dans l'histoire, a une passion pour la mode et décrit en détails tout ce qu'elle voit dans l'arrière scène de la grande marque.

C'est ainsi que m'est venue l'idée d'exposer, chaque mois, un designer ou une marque pour vous faire connaître les derniers dénouements dans le monde de la mode. En juillet, je vous dresserai donc le portrait de l’entreprise Dior, de son créateur et de sa relève, ainsi que de ses produits emblèmes.



Christian Dior est né à Granville en Normandie et a emménagé avec ses parents à Paris à l'âge de dix ans. Il a étudié les sciences politiques pour ensuite faire son entrée dans les rangs de l'armée. Ce n'est qu'en 1935, lors de son retour à Paris, qu'il a commencé à faire la vente de ses dessins et qu'il est engagé par Robert Piguet, créateur renommé à cette époque. Il part ensuite au front pour la Deuxième Guerre Mondiale et revient en 1941 et trouve du travail chez Lucien Lelong, puis chez Marcel Boussac.

En 1946, il prend la grande décision d'ouvrir sa propre maison de couture. Il fera fureur un an plus tard, en introduisant le New Look, tenue dénonçant les restrictions de la guerre par rapport aux textiles. On interdisait à cette époque la "surdose" de tissus, comme les jupes trop longues. C'est de cette façon qu'il a influencé un grand nombre de créateurs des années 50 et s'est attiré tout autant de clients désireux d'en avoir plus.


Le designer s'est éteint en 1957, mais la maison de couture de son côté a décidé de faire perpétuer la magie de Dior, en trouvant un remplacent. Le directeur général de la marque, Jacques Rouët, a sélectionné Yves Saint-Laurent, alors âgé de 21 ans, pour imaginer les créations à venir. Après avoir complété six collections pour Dior, le designer reçoit de mauvaises critiques de la part de la presse. Lorsque Saint-Laurent se fait rappeler par l'armée française le printemps suivant, la maison ne voit aucun inconvénient à ce qu'il quitte.


En 1960, on engage Marc Bohan pour son style conservateur. C'est d'ailleurs cet atout qui a permis à la marque de survivre aussi longtemps, et de devenir un classique que toute femme se doit de posséder dans sa garde-robe. Après dix ans dans l'entreprise, Bohan introduit la toute première collection pour hommes, qui demeure un succès de nos jours.


Gianfranco Ferré joint l'équipe Dior en 1989, et est le premier créateur de la ligne à ne pas être français. Il délaisse alors les lignes romantiques de Bohan et crée des looks sobres et raffinés.


John Galliano, pour sa part, est considéré dès son arrivée en 1997 comme ayant un esprit créateur ressemblant le plus à celui de Christian Dior par rapport à tous les successeurs de ce dernier. Il donne alors un ton plus artistiques aux collections et met sur pieds plusieurs défilés controversés, tel que Homeless Show qui faisait parader des modèles vêtues de papier journal et de sacs de poubelle. Finalement, c'est en 2011 que Galliano est renvoyé de la maison de couture, pour atteinte à sa réputation.


À ce jour, c'est le belge Raf Simons qui est le directeur artistique de Dior. Connu pour ses ébauches minimalistes, il crée un énorme contraste par rapport à Galliano. Le nouveau venu ne prend pas ses nouvelles responsabilités à la légère; il se documente régulièrement sur l'histoire de la maison de couture et s'informe des différentes inspirations du fondateur pour lui faire honneur. Après avoir connu des années plus mouvementées du côté des collections, Simons est probablement le meilleur candidat en tant que directeur artistique qui saura perpétuer le mouvement Dior pour de longues années.


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